Repetto
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Après le succès international des ballerines et le développement d'une ligne de maroquinerie en 2011, elle lance l'année suivante une ligne de prêt-à-portercite-ref-3[3] et en 2013 signe un accord de licence exclusif avec Interparfums pour lancer son premier parfumcite-ref-4[4].
Contents
• Histoire
• Chiffres
• Notes
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Histoire
Rose Repetto crée en 1947, à la demande de son fils Roland Petitcite-ref-5[5], alors jeune danseur, qui revient courbatu de ses cours, souvent épuisé et parfois même rougi de filets de sang au niveau de ses pieds, des chaussons plus adaptés. Bonne couturière, elle décide de concevoir un chausson qui permettrait une plus grande aisance dans la pratique de ce sport, grâce à sa technique du « cousu-retourné » (la semelle en cuir est cousue à l’envers avant d’être retournée)cite-ref-6[6]. Elle délaisse alors son métier de bistrotière pour ouvrir un atelier près de l’Opéra de Paris, où elle crée ses premières pointes révolutionnairescite-ref-7[7].
Neuf ans plus tard, elle crée les ballerines « Cendrillon » qu’elle dédie à Brigitte Bardot, ancienne danseuse. Celles-ci sont immortalisées dans le film Et Dieu… créa la femmecite-ref-cap393-2-1[2].
En 1959, Rose Repetto ouvre sa première boutique au 22 rue de la Paix, à Paris. De nombreux danseurs viennent s’y fournircite-ref-cap393-2-2[2] : Maurice Béjart, Rudolf Noureev, Mikhaïl Barychnikov, Carolyn Carlson, le Kirov, les Folies Bergère, etc.
Rose Repetto décide en 1967 d'implanter sa production à Saint-Médard-d'Excideuil en Dordogne où un de ses amis fabrique des pantoufles. Les pointes et ballerines y sont encore aujourd’hui fabriquéescite-ref-8[8].
Dans les années 1970, alors que Jane Birkin lui trouve une première paire d’occasioncite-ref-cap393-2-3[2], Serge Gainsbourg devient ambassadeur de la marque en portant ses fameuses « zizi » blanches à lacets (créées à l'origine pour la danseuse Zizi Jeanmaire)cite-ref-9[9]. Il en achète des dizaines de pairescite-ref-cap393-2-4[2].
À la mort de sa fondatrice Rose Repetto en 1984, la marque, reprise par le groupe américain Esmark en 1987 puis la Caisse centrale des Banques populaires en 1988, se banalise puis se démodecite-ref-10[10] .
En 1999, Jean-Marc Gaucher, ancien PDG de Reebok France, reprend les rênes de la société qui est en déclin. Il rachète la société et, malgré un dépôt de bilan en 2002, lui offre un nouvel essorcite-ref-11[11] en situant la marque dans le luxe afin de vendre ses ballerines autour de 150 euros la paire en moyenne. Il fait de l'entreprise familiale une marque internationale, en créant des séries limitées et en signant notamment des partenariats avec diverses marques : Issey Miyake en 2000, Yohji Yamamoto en 2002, Comme des Garçons en 2004. En 2006, Repetto lance sa première campagne internationale de publicitécite-ref-12[12].
La marque Repetto est désormais une référence non seulement dans le monde de la danse, mais également dans la confection de chaussures de ville. Elle produit principalement des ballerines, mais également des bottes, des mocassins, des babies, et des escarpins, tirant leur inspiration de différents types de danses. La marque est désormais distribuée dans le monde entier grâce à de nombreux points de vente. À partir de 2012, elle s'ouvre également au prêt-à-porter en faisant appel à la styliste Émilie Luc-Duccite-ref-13[13]cite-ref-14[14]cite-ref-15[15].
En 2007, le groupe Repetto, s'intéresse à la reprise du chausseur Charles Jourdan, mis en liquidation judiciaire au mois de septembre 2007 ; mais finalement le groupe retire son offrecite-ref-16[n 1].
Pour faire face à la demande importante, notamment japonaise et coréenne, l'entreprise démarre en 2011 l'agrandissement de l'usine de Saint-Médard-d'Excideuil sur 3 000 m2 supplémentairescite-ref-lusine-17-0[16], de façon à pouvoir produire annuellement 500 000 paires de ballerinescite-ref-extension-18-0[17]. De plus, une diversification vers les sacscite-ref-lusine-17-1[16] et le textilecite-ref-19[18] est réalisée à partir de 2011cite-ref-20[19]. En complément, la marque dispose à Coulaures de son propre centre de formationcite-ref-figeco-21-0[20]. Autre diversification, Repetto commercialise son premier parfum en juillet 2013cite-ref-22[21].
L'entreprise élargit sa clientèle avec des collaborations artistiques, notamment avec Matthieu Chedid en 2017cite-ref-23[22], l’artiste Stromae avec une version masculine de la « Cendrillon » rendue célèbre par Brigitte Bardotcite-ref-cap393-2-5[2], l’influenceuse Chiara Ferragnicite-ref-24[23] ou encore Jacquemus en 2024cite-ref-cap393-2-6[2].
Lignes de parfums
En 2011, Repetto signe un contrat de licence mondial exclusif avec Interparfums.
• Repetto Eau de Toilette (2013)
• Repetto Eau de Parfum (2014)
• Repetto Eau Florale (2015)
Chiffres
• En 2005, le chiffre d'affaires de la société s'élevait à 13,7 millions d'euros
• En 2006, le chiffre d'affaires de la société s'élevait à 23,4 millions d'euros, la moitié étant générée par la vente de ballerines.
• En 2010, le chiffre d'affaires de la société s'élevait à 30 millions d'euroscite-ref-lusine-17-2[16]
Notes et références
Notes
cite-note-16n 1. ↑ C'est après l'incarcération du dirigeant du groupe, Yannis Bilquez le 28 novembre 2007 pour avoir « détourné de l'argent des investisseurs » et d'« abus de confiance à grande échelle » que le groupe de Jean-Marc Gaucher retire son offre. Ce dernier déclarera, au sortir du tribunal que « (l'ancien propriétaire) a rendu impossible la récupération de la marque et donc toute reprise de la société. Dans ces conditions, nous nous retirons du dossier », se disant « déçu » et « amer ». « C'est très dommage pour la marque, le personnel et le savoir-faire », a-t-il ajouté
Références
cite-note-11. « SOCIETE NINJA (572000537) », sur societe.ninja (consulté le 2 février 2021)
cite-note-33. ↑ 2012« Repetto lance une ligne de prêt-à-porter », sur Le Point, 28 novembre 2012
cite-note-44. ↑ 2011« Repetto va lancer son premier parfum », sur Le Figaro, 7 décembre 2011
cite-note-55. ↑ 2007« Repetto », sur tendances-de-mode.com, 16 septembre 2007 (consulté le 26 octobre 2013)
cite-note-66. ↑ La maison Repetto ykone.com
cite-note-77. ↑ La saga Repetto joyce.fr
cite-note-88. ↑ une ballerine à la pointe par Hélène Guillaume, Madame Figaro, 13 août 2007
cite-note-99. ↑ Gainsbourg et le mythe Repetto france3.fr, 02 mars 2011
cite-note-1111. ↑ de-montmorin2010gabrielle-de-montmorin2010Gabrielle de Montmorin, « À la pointe de la tendance », sur lepoint.fr, 14 octobre 2010 (consulté le 27 janvier 2022)
cite-note-1212. ↑ tissier2009julia-tissier2009Julia Tissier, « Repetto sans répéter », sur Libération.fr, 8 août 2009
cite-note-1313. ↑ de-smet2012s-verine-de-smet2012Séverine de Smet, « Danseuse urbaine », Le Nouvel Observateur, 29 novembre 2012, p. 150 (ISSN 0029-4713)
cite-note-lusine-1716. Colette Goinère « Les chaussons Repetto dansent dans le monde entier » L'Usine nouvelle, 18 mars 2011
cite-note-extension-1817. Hervé Chassain, « L'usine Repetto s'agrandit sur place » Sud Ouest édition Périgueux du 7 décembre 2010.
cite-note-1918. ↑ Adrien Cahuzac « REPETTO se diversifie dans le textile » L'Usine nouvelle, 15 septembre 2011
cite-note-2019. ↑ magistretti2012b-r-nice-magistretti2012Bérénice Magistretti, « Repetto se lance… dans le prêt-à-porter ! », Mode, sur lofficielmode.com, Éditions Jalou, 3 octobre 2012 (consulté le 13 octobre 2012)
cite-note-figeco-2120. ↑ AFP, « Repetto prévoit 150 emplois en quatre ans » Le Figaro Économie, 20 janvier 2012
cite-note-2221. ↑ Repetto se lance dans le parfum sur Le Figaro.fr, consulté le 10 juillet 2013.
cite-note-2322. ↑ assor2017constance-assor2017Constance Assor, « M danse avec Repetto », sur Le Point, 14 avril 2017 (consulté le 10 octobre 2020)
cite-note-2423. ↑ 2018« Rencontre avec Jean-Marc Gaucher, PDG de Repetto et entrepreneur talentueux », Journal du Luxe.fr Actualité du luxe, 8 février 2018 (lire en ligne, consulté le 15 mars 2018)
cite-note-2524. ↑ 2012« Repetto : la certitude du coureur de fond », Les Échos, no 21154, 28 mars 2012, p. 10 (lire en ligne)
cite-note-2625. ↑ vulser2012nicole-vulser2012Nicole Vulser, « Le chausseur Repetto veut tripler la production de son site en Dordogne et embauche », 19 mars 2012
Liens externes
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